Est-ce vraiment Coca-Cola qui fabrique le Coca que vous buvez ?

Le plus souvent, non, du moins pour une canette ou une bouteille. Dans la plupart des pays, c'est un embouteilleur indépendant qui prépare la boisson avec le concentré de Coca-Cola, la met en canette et la livre. Coca-Cola se réserve la partie la plus rentable.

Économie et entreprises · 2026-10-04

L'entreprise qui a rempli votre canette n'est généralement pas Coca-Cola

Demandez à quelqu'un qui tient une canette de Coca qui l'a fabriquée : il répondra presque toujours Coca-Cola. Dans la plus grande partie du monde, ce n'est pas tout à fait exact. Le rapport annuel 2025 de The Coca-Cola Company indique lui-même que la plupart de ses boissons sont « préparées, conditionnées, distribuées et vendues par des partenaires embouteilleurs indépendants ».

L'entreprise vend à ces partenaires un concentré. L'embouteilleur y ajoute de l'eau, gazeuse ou plate, et un édulcorant ou du sucre. Il remplit les canettes et les bouteilles, charge les camions et vend le tout aux magasins. Le rapport précise aussi qu'au sens juridique, les embouteilleurs ne représentent pas l'entreprise : ils sont « des entrepreneurs indépendants et non nos mandataires ».

Certains de ces embouteilleurs sont de grandes sociétés cotées en Bourse dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler. Coca-Cola FEMSA couvre une grande partie du Mexique, du Brésil et de la Colombie. Coca-Cola Europacific Partners couvre notamment la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne, la France métropolitaine et l'Australie. Coca-Cola HBC couvre l'Italie, la Pologne, la Suisse, le Nigeria et une bonne partie de l'Europe centrale et orientale. Ces trois sociétés et deux autres, Arca Continental et Swire, ont pris en charge 44 % de toutes les boissons vendues dans le monde sous les marques du groupe en 2025. Ce chiffre porte sur toutes les marques du groupe, Sprite et Fanta comme Coca-Cola, et non sur le seul Coca.

Coca-Cola vend le concentré, un embouteilleur fait la boisson · Comment une canette ou une bouteille de Coca arrive en magasin dans la plupart des pays · Coca-Cola · Embouteilleur indépendant · Camions · Magasins · Vend le concentré à l'embouteilleur · Ajoute eau et édulcorant, remplit canettes et b
Comment une canette ou une bouteille de Coca arrive en magasin dans la plupart des pays

Ce que Coca-Cola vend réellement

Ce que l'entreprise vend avant tout, c'est le concentré. Chaque embouteilleur signe un contrat qui l'autorise à fabriquer et à vendre les boissons du groupe, sous ses marques, sur un territoire défini et dans des emballages agréés. Sur la plupart des marchés, le prix du concentré dépend en partie du prix auquel l'embouteilleur vend la boisson finie, ainsi que de l'endroit où il la vend et du type d'emballage. Quand l'embouteilleur vend davantage, ou plus cher, Coca-Cola gagne en général davantage elle aussi.

Dans son rapport, l'entreprise distingue deux activités. En 2025, les ventes de concentré et de sirop ont représenté 85 % des boissons vendues sous l'ensemble de ses marques, mais seulement 59 % de son chiffre d'affaires. Les 41 % restants provenaient des 15 % de boissons que l'entreprise a fabriquées et vendues elle-même sous forme de produits finis. Là encore, les chiffres couvrent toute la gamme du groupe, pas seulement le Coca. Le concentré est léger, peu coûteux à expédier et vendu en grande quantité. Une boisson finie, c'est surtout de l'eau dans un contenant lourd, et la transporter coûte cher.

Le concentré : 85 % des boissons, mais 59 % du chiffre d'affaires · L'activité de Coca-Cola en 2025 : concentré et sirop contre boissons finies, en part des boissons vendues et du chiffre d'affaires · Boissons vendues · Chiffre d'affaires · Concentré et sirop · Boissons finies · 85% · 15% · 59% · 41
L'activité de Coca-Cola en 2025 : concentré et sirop contre boissons finies, en part des boissons vendues et du chiffre d'affaires

L'embouteillage fait le chiffre d'affaires, le concentré fait le bénéfice

Les embouteilleurs que Coca-Cola possède encore sont regroupés dans ses comptes en une seule unité, appelée Bottling Investments (les participations dans l'embouteillage). En 2025, cette unité a réalisé un chiffre d'affaires de 5 735 millions de dollars, soit 12,0 % de celui de l'entreprise, mais seulement 3,1 % de son bénéfice d'exploitation.

L'écart se voit dans les marges, c'est-à-dire la part de chaque dollar de ventes qui reste en bénéfice d'exploitation. En 2025, l'unité d'embouteillage a conservé 7,4 cents sur chaque dollar vendu. L'activité en Amérique latine, où des embouteilleurs comme FEMSA fabriquent les boissons finies, en a conservé 59,1. L'activité couvrant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique en a conservé 39,7.

L'entreprise en donne la raison en une phrase : fabriquer et vendre des boissons finies apporte en général « un chiffre d'affaires net plus élevé, mais des marges brutes plus faibles que l'activité de concentré ». Il s'agit de chiffres par division sur une seule année, et non du bénéfice réalisé sur une canette. Les divisions régionales comprennent aussi d'autres activités que la vente de concentré, et chacune a ses propres coûts et ses propres effets de change. Mais le sens de l'écart est bien celui que décrit l'entreprise elle-même.

Chez Coca-Cola, l'embouteillage garde le moins par dollar · Bénéfice d'exploitation par dollar de ventes en 2025, en cents, par division · Amérique latine · Europe, Moyen-Orient et Afrique · Embouteillage du groupe · 59,1 cents · 39,7 cents · 7,4 cents · Chiffres par division sur une seule année, et
Bénéfice d'exploitation par dollar de ventes en 2025, en cents, par division

Coca-Cola revend ses propres embouteilleurs depuis des années

C'est un choix que l'entreprise renouvelle sans cesse. Il y a dix ans, les embouteilleurs qu'elle possédait apportaient environ la moitié de son chiffre d'affaires : l'entreprise chiffre la part de l'unité d'embouteillage à 52 % en 2015, contre 12 % en 2025. Elle appelle ces cessions « refranchisage » : un territoire est confié à un embouteilleur indépendant.

Les États-Unis ont ouvert la voie. En octobre 2017, Coca-Cola a annoncé avoir cédé la totalité de son embouteillage américain à près de 70 embouteilleurs indépendants. Il a fallu 60 transferts distincts, qui ont concerné plus de 55 000 salariés et plus de 50 usines de production. Ses derniers territoires nord-américains, au Canada et dans les îles Vierges américaines, devaient suivre en 2018.

Les cessions se sont poursuivies depuis. En 2024, l'entreprise a vendu son embouteillage aux Philippines et au Bangladesh, ainsi que des territoires en Inde. En mai 2025, elle a cédé d'autres territoires indiens, et en octobre 2025 ses activités de fabrication de boissons finies au Nigeria. Selon son rapport, les cessions de 2024 aux Philippines, au Bangladesh et en Inde expliquent en partie la hausse de sa marge brute, passée de 61,1 % en 2024 à 61,6 % en 2025.

Elle n'assure plus elle-même l'embouteillage que dans une liste plus courte de pays : certaines régions d'Afrique, l'Inde, la Malaisie, la Birmanie, le Népal, Oman, Singapour et le Sri Lanka. Dans ces pays-là, la réponse à la question du titre peut donc encore être oui.

L'embouteillage du groupe : de la moitié du chiffre d'affaires à 12 % · Part de l'unité d'embouteillage dans le chiffre d'affaires de Coca-Cola, 2015 et 2025 · 2015 · 52 · 52% · 2025 · 12 · 12% · Parts indiquées par l'entreprise.
Part de l'unité d'embouteillage dans le chiffre d'affaires de Coca-Cola, 2015 et 2025

La plus grosse cession, en Afrique, n'est pas encore bouclée

Le plus grand embouteilleur que Coca-Cola contrôle encore est Coca-Cola Beverages Africa, présent dans 14 pays d'Afrique orientale et australe, dont l'Afrique du Sud. Coca-Cola en détient 66,52 %. En octobre 2025, l'entreprise a accepté de céder 41,52 % de cette société à Coca-Cola HBC. HBC rachète aussi la participation d'un investisseur familial, ce qui lui donnerait 75 %, dans une opération qui valorise l'ensemble de l'embouteilleur à 3,4 milliards de dollars. HBC dispose en outre d'une option pour racheter les 25 % restants dans un délai de six ans. L'opération ferait de HBC le deuxième embouteilleur Coca-Cola au monde en volume.

En juillet 2026, la Commission de la concurrence sud-africaine a recommandé d'approuver l'opération, sous réserve de conditions, dont un gel des suppressions d'emplois et des investissements dans la distribution locale. Le Tribunal de la concurrence a approuvé l'opération sous conditions par une décision datée du 8 septembre et rendue publique le 11 septembre. Mais une autorisation n'est qu'une étape vers la conclusion de l'opération. Lors de l'annonce, l'opération devait aussi obtenir le feu vert d'autorités situées hors d'Afrique du Sud, parmi lesquelles l'organisation régionale COMESA, le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, ainsi que les autorités du Kenya et de l'Éthiopie. Début octobre 2026, aucune finalisation n'avait été annoncée, et les entreprises ont dit s'attendre à conclure l'opération d'ici la fin de 2026, une fois les conditions restantes remplies.

La cession africaine, approuvée en Afrique du Sud, n'est pas encore bouclée · Étapes du rachat de Coca-Cola Beverages Africa par Coca-Cola HBC, d'octobre 2025 à octobre 2026 · Oct. 2025 · Juil. 2026 · 8 sept. 2026 · Début oct. 2026 · Accord de cession · La Commission de la concurrence recommande l'a
Étapes du rachat de Coca-Cola Beverages Africa par Coca-Cola HBC, d'octobre 2025 à octobre 2026

Vendre ses embouteilleurs ne veut pas dire les lâcher

Coca-Cola conserve une participation dans de nombreux embouteilleurs qu'elle ne dirige pas. Fin 2025, elle détenait 18 % de Coca-Cola Europacific Partners, 28 % de Coca-Cola FEMSA, 22 % de Coca-Cola HBC et 24 % de Coca-Cola Bottlers Japan. Grâce à ces participations, elle touche une part des bénéfices des embouteilleurs, en plus de ce qu'elle gagne avec le concentré.

Elle peut aussi revendre ces participations. En mars 2025, elle a cédé une partie de sa participation dans Coca-Cola Europacific Partners et enregistré une plus-value de 331 millions de dollars. En novembre 2025, elle a revendu à Coke Consolidated, le plus grand embouteilleur Coca-Cola des États-Unis, la totalité de la participation qu'elle y détenait.

Coca-Cola reste actionnaire de grands embouteilleurs qu'elle ne dirige pas · Participation de Coca-Cola dans quatre embouteilleurs fin 2025, en pourcentage · Coca-Cola FEMSA · Coca-Cola Bottlers Japan · Coca-Cola HBC · Coca-Cola Europacific Partners · 28% · 24% · 22% · 18% · Grâce à ces participatio
Participation de Coca-Cola dans quatre embouteilleurs fin 2025, en pourcentage

Le Coca servi au restaurant aux États-Unis fait exception

Il existe un cas familier où l'idée reçue se rapproche de la réalité, sans l'atteindre tout à fait. Aux États-Unis, le Coca servi au distributeur dans un restaurant ou un cinéma est mélangé sur place par la machine. Le sirop qu'elle utilise est fabriqué par Coca-Cola elle-même et vendu aux restaurants, ou aux grossistes qui les approvisionnent.

Le rapport indique qu'en dehors des États-Unis, les embouteilleurs sont généralement autorisés à fabriquer eux aussi ce sirop pour distributeurs, à partir du concentré de l'entreprise. L'entreprise vend aussi elle-même certaines boissons finies sur quelques marchés, et exploite les cafés Costa. Ce sont de vraies exceptions, mais elles ne changent rien au fait que la plupart des canettes et des bouteilles sont remplies par d'autres.

Pepsi a choisi l'autre modèle, et le réexamine aujourd'hui

PepsiCo montre qu'il s'agit d'un choix, et non d'une loi du secteur des boissons. En Amérique du Nord, le groupe possède une grande partie de son embouteillage et de sa distribution. En septembre 2025, le fonds d'investissement Elliott, qui disait détenir une participation de 4 milliards de dollars, a écrit au conseil d'administration de PepsiCo. Il y décrivait une « structure d'embouteillage verticalement intégrée peu performante » et demandait au groupe d'envisager de la refranchiser, « comme l'a fait son plus proche concurrent et comme PepsiCo l'a fait elle-même par le passé ».

PepsiCo n'a pas accepté de vendre. En décembre 2025, le groupe a présenté un plan qu'Elliott a dit soutenir. PepsiCo y indiquait « évaluer avec soin un modèle intégré » et vouloir examiner, État par État aux États-Unis, le retour sur investissement, la taille et les parts de marché. Il a promis un point complet sur sa chaîne d'approvisionnement nord-américaine fin 2026. Quel modèle sert le mieux PepsiCo reste une question ouverte, et la réponse pourrait varier d'un État à l'autre.

Le nom sur la canette et l'entreprise qui l'a fabriquée

Pour une canette ou une bouteille, dans la plupart des pays, la réponse est donc non. En un sens, Coca-Cola fabrique bien votre Coca : le concentré qui lui donne son goût vient de chez elle. Mais la boisson finie a été mélangée, mise en canette et livrée par un embouteilleur qui achète ce concentré dans le cadre d'un contrat l'autorisant à la vendre sous le nom de Coca-Cola. La partie lourde et coûteuse du travail revient à l'embouteilleur. Celle qui rapporte le plus par dollar vendu, la recette et la marque, reste à l'entreprise dont le nom figure sur la canette.

Est-ce vraiment Coca-Cola qui fabrique le Coca que vous buvez ?Coca-Cola fabrique-t-elle vraiment le Coca que vous buvez ?L'entreprise qui a rempli votre canette n'est généralement pas Coca-Cola · La boisson finie a été mélangée, mise en canette et livrée par un embouteilleur qui achète le concentré de Coca-Cola. · ※ concentré : la base qui donne son goût à la boisson, avant l'ajout d'eau et d'édulcorantCoca-Cola · Embouteilleur indépendant · Camions · Magasins · Vend le concentré à l'embouteilleur · Ajoute eau et édulcorant, remplit canettes et bouteilles · L'embouteilleur les charge et les livre · Achètent les boissons finies à l'embouteilleur · Coca-Cola vend le concentré, un embouteilleur faitBoissons vendues · Chiffre d'affaires · Concentré et sirop · Boissons finies · Concentré et sirop · Boissons finies · 85% · 15% · 59% · 41% · Le concentré : 85 % des boissons, mais 59 % du chiffre d'affaires · L'activité de Coca-Cola en 2025 : concentré et sirop contre boissons finies, en part des bAmérique latine · Europe, Moyen-Orient et Afrique · Embouteillage du groupe · 59,1 cents · 39,7 cents · 7,4 cents · Chez Coca-Cola, l'embouteillage garde le moins par dollar · Bénéfice d'exploitation par dollar de ventes en 2025, en cents, par division · Chiffres par division sur une seule année, et2015 · 52 · 52% · 2025 · 12 · 12% · L'embouteillage du groupe : de la moitié du chiffre d'affaires à 12 % · Part de l'unité d'embouteillage dans le chiffre d'affaires de Coca-Cola, 2015 et 2025 · Parts indiquées par l'entreprise.La partie lourde et coûteuse du travail revient à l'embouteilleur. · Celle qui rapporte le plus par dollar vendu, la recette et la marque, reste à l'entreprise dont le nom figure sur la canette.Sources 11 : investors.coca-colacompany.com · The Coca-Cola Company 2025 Form 10-K (PDF), investors.coca-colacompany.com · The Coca-Cola Company 2025 Form 10-K, investors.coca-colacompany.com · The Coca-Cola Company : operating segments + 8À lire en entier sur · polora.ai

Does Coca-Cola actually make the Coke you drink?

Alpha · claude-sonnet-5

I've checked two of the manuscript's weaker spots directly. Here's my assessment as debater number one. The core premise stands, and stands well. The manuscript's central claim — that in most countries a bottling partner, not Coca-Cola itself, makes the physical drink, and that Coca-Cola's structurally higher-margin business is concentrate — is well-grounded and matches everything in the public record. No one in this debate should contest that framing. What I verified and confirmed: 1. CCBA/HBC deal status. The manuscript's account checks out precisely. South Africa's Competition Tribunal approved the transaction on 11 September 2026, subject to conditions dealing with public-interest issues. And as of the most recent reporting, the transaction is still subject to the remaining regulatory requirements, with completion targeted for the end of 2026. So the manuscript's "not yet closed as of early October 2026" is accurate and current. One nuance the manuscript doesn't mention: this isn't just a South African approval story — completion is subject to regulatory and antitrust approvals from authorities including the Competition Commission of South Africa, COMESA, and nat…

Beta · gpt-6-sol

Usually, Coca-Cola makes the concentrate, not the finished can or bottle. A bottling company generally combines it with water and, where needed, sweetener, then packages and distributes the drink. That is a sound answer to the reader’s question—but the manuscript sometimes treats figures for *all Coca-Cola Company beverages* as though they measure Coke specifically. The 2025 filing does not provide a Coke-only version of its 85% figure. (investors.coca-colacompany.com) My checks against the editor’s claims: - Who makes it, and where: The 2025 Form 10-K supports the account of independently contracted bottlers, defined territories and approved containers. Its territory descriptions support the shortened FEMSA, Europacific Partners and HBC examples; those three plus Arca Continental and Swire represented 44% of worldwide unit-case volume across the company’s products, not 44% of Coke alone. The filing also supports the qualification that some Coca-Cola-owned operations make finished drinks. ([investors.coca-colacompany.com](https://investors.coca-colaco…

Gamma · gemini-3.1-pro

The core premise of the manuscript holds up perfectly: The Coca-Cola Company is fundamentally a concentrate and brand-licensing business, while a vast network of independent (or partially owned) bottlers handles the heavy, capital-intensive work of mixing, packaging, and distributing the finished drinks. Building on what Alpha and Beta have already verified, here is what I found regarding the remaining claims: 1. PepsiCo’s contrasting model: The manuscript correctly notes that PepsiCo chose a different path. PepsiCo’s filings (such as its annual 10-K reports) confirm that its PepsiCo Beverages North America (PBNA) division operates a vertically integrated model, meaning it manufactures, bottles, and distributes the vast majority of its own beverages in the US and Canada. The reference to the Elliott Management letter pushing PepsiCo to evaluate refranchising "as its closest peer has" accurately reflects the ongoing structural debate in the beverage industry. 2. The 2015 revenue comparison: The claim that the Bottling Investments Group (BIG) accounted for about 52% of the company's net revenues in 2015 is accurate. This figure vividly illustrates the massive shift in Co…

Researcher · gemini-3-7-flash

Ground Truth Verification Below is the verified evidence for each claim and check requested by the manuscript: --- 1. Bottler Concentration and Territories * Claim: The top five bottlers (FEMSA, Europacific Partners, HBC, Arca Continental, Swire) handled 44% of worldwide unit case volume in 2025. * Finding: Verified. The Coca-Cola Company's 2025 Form 10-K (Item 1, *Distribution System*) lists these five bottlers and confirms they accounted for 44% of worldwide unit case volume across company brands in 2025. * Source: The Coca-Cola Company 2025 Form 10-K --- 2. Volume vs. Revenue Split (Concentrate vs. Finished Product) * Claim: Concentrate operations accounted for 85% of volume and 59% of net operating revenues, while finished products accounted for 15% of volume and 41% of revenue. * Finding: Verified. The 2025 10-K (*Item 7, Our Business: General*) explicitly breaks down: * Concentrate operations: 85% of unit case volume, 59% of net operating revenue. * Finished product operations: 15% of unit case volume, 41%…

The Arbiter · gpt-6-sol

Round record: Alpha, Beta, Gamma and the Researcher agree on the central answer: Coca-Cola usually supplies concentrate, while a bottler mixes, packages and distributes the finished canned or bottled drink. The company’s 2025 filing describes those bottlers as independent contractors, though Coca-Cola also owns some bottling operations and stakes in other bottlers. The premise therefore stands for who makes the finished drink, not for who makes every ingredient in it. (investors.coca-colacompany.com) The Researcher confirmed the manuscript’s principal company-wide figures: five named bottlers handled 44% of worldwide unit-case volume; concentrate operations represented 85% of volume and 59% of revenue; Bottling Investments recorded $5.735 billion in revenue and a 7.4% operating margin, versus 59.1% for Latin America and 39.7% for EMEA. Beta’s essential qualification is that these are figures for Coca-Cola’s *whole beverage portfolio*, not Coke alone, and the segment margins are not a calculation of profit on an ind…

The Arbiter's Final Verdict · gpt-6-sol

Usually, Coca-Cola makes the concentrate, but another company makes the finished Coke you drink. An authorized bottler typically adds water and sweetener, fills the can or bottle, and distributes it. The Coca-Cola Company owns the brand and formula and supplies the concentrate; it also owns some bottling operations and stakes in others. That makes the answer depend on what you mean by *make*. If you mean “who makes the finished drink in this can?”, it is usually a bottler rather than The Coca-Cola Company. If you mean “who makes the ingredient that gives it its identity?”, Coca-Cola does. Its 2025 annual filing supports that distinction, although its volume figures cover all Coca-Cola Company beverages, not Coke alone. So “usually not” is a sound answer for a packaged Coke—not an absolute rule for every drink or every country.