Pourquoi l'or a-t-il perdu près de 30 % depuis son record, malgré la guerre et l'inflation ?

La baisse s'est faite en deux temps. Début 2026, l'or a rendu une partie de sa flambée de 2025. En septembre, la hausse des taux américains, un dollar plus fort et des ventes sur les marchés à terme l'ont fait reculer. L'or ne rapporte aucun intérêt, et le détenir coûte plus cher quand les obligations sûres rapportent davantage. La guerre et l'inflation ne garantissent pas sa hausse.

2026-10-29

L'or est environ 28 % sous son record, dans une année qui semblait faite pour lui

Le 29 janvier 2026, l'or s'est échangé jusqu'à 5 595,47 dollars l'once. C'est son record au comptant, c'est-à-dire pour le prix auquel l'or s'échange en continu pendant la séance ; les fournisseurs de données donnent toutefois des chiffres légèrement différents. Pendant la séance du 28 octobre, il tournait autour de 4 049 dollars, soit environ 28 % sous ce record et environ 6 % de moins qu'au début de l'année. L'or a aussi un prix de référence, fixé à Londres par enchère deux fois par jour. Selon le World Gold Council (WGC), l'organisme de recherche de l'industrie aurifère, ce prix de référence a culminé à 5 405 dollars le même jour. Mesurée sur cette référence, la baisse avoisine plutôt 25 %. Elle n'approche les 30 % que si l'on compare le record au comptant en séance avec le plus bas en séance du 23 octobre, à 3 986,50 dollars, environ 29 % sous le record.

Tout cela s'est produit dans le genre d'année que l'on dit favorable à l'or. Les États-Unis et Israël ont frappé l'Iran le 28 février. Selon un commentaire de marché du courtier OANDA, le Brent, la référence internationale du pétrole, est passé d'environ 73,50 dollars le baril à environ 120 dollars début mars. Aux États-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de 3,7 % sur un an à fin septembre. La guerre et l'inflation étaient bien là, et l'or a baissé quand même.

Une partie de la réponse tient à l'ampleur de la hausse qui avait précédé. En 2025, l'or avait gagné environ deux tiers de sa valeur, le chiffre exact dépendant de la série de prix retenue, et cette année est souvent présentée comme sa meilleure depuis 1979. Une part de la baisse de cette année n'a donc fait qu'effacer une ascension très rapide. Le reste de la réponse tient à ce que coûte la détention d'or.

L'or est environ 28 % sous son record de janvier · Cours au comptant de l'or en dollars l'once, en séance, 2026 · 29 janvier · 5595.47 · Record, 5 595,47 $ · 28 octobre · 4049 · Vers 4 049 $ · Les fournisseurs de données diffèrent un peu sur le record. Sur la référence de Londres, la baisse avoisine
Cours au comptant de l'or en dollars l'once, en séance, 2026

L'or a baissé deux fois cette année, pour des raisons différentes

La chute depuis le record n'a pas été une longue glissade continue. Dès le 24 juin, l'or au comptant avait touché 3 959,33 dollars, environ 29 % sous son record. Selon le commentaire d'OANDA, l'or a reculé en mars, au début de la guerre, pendant que les investisseurs se ruaient sur le dollar pour disposer de liquidités. Le WGC dispose d'un modèle qui décompose les rendements de l'or selon leurs causes. Pour le premier semestre, il attribuait 24 % des variations mensuelles du cours à l'élan du marché, c'est-à-dire aux investisseurs qui suivent la tendance et prennent leurs bénéfices après 2025. Il en attribuait 17 % au risque et à l'incertitude, 14 % aux devises et seulement 3 % aux taux d'intérêt, dont il jugeait l'effet mitigé. Il laissait 30 % inexpliqués. Ces chiffres mesurent la part des fluctuations du cours, non la part de la baisse.

L'or est ensuite remonté jusqu'à environ 4 658 dollars le 25 août selon un prix de référence officiel, avant de rechuter de septembre à octobre. Ces deux baisses appellent deux explications. Pour la seconde, c'est le rôle de la hausse des rendements obligataires et d'un dollar plus fort qui est le mieux documenté, et c'est cette piste que suit cet article.

Au printemps, l'élan a plus pesé que les taux sur les variations de l'or · Part des variations mensuelles du cours de l'or par cause, 1er semestre 2026, modèle du WGC, % · Élan et prises de bénéfices · Risque et incertitude · Devises · Taux d'intérêt · Inexpliqué · 24% · 17% · 14% · 3% · 30% · Ce so
Part des variations mensuelles du cours de l'or par cause, 1er semestre 2026, modèle du WGC, %

Détenir de l'or coûte les intérêts auxquels on renonce

L'or ne verse ni intérêt ni dividende. En posséder, c'est renoncer à ce que la même somme rapporterait placée sans risque, par exemple dans une obligation de l'État américain. Ce qui compte n'est pas le taux affiché sur l'obligation, mais ce qu'elle rapporte une fois l'inflation déduite, ce qu'on appelle le taux d'intérêt réel. Si une obligation rapporte 5 % et que les prix montent de 2 % par an, le rendement réel est d'environ 3 %.

Les marchés cotent directement ce taux. Le Trésor américain émet des obligations dont la valeur augmente avec l'inflation, appelées TIPS, et leur rendement correspond au rendement réel exigé par les investisseurs. Quand ce rendement monte, le coût de détenir de l'or à la place monte aussi.

L'inflation était forte, mais les marchés obligataires n'en attendaient guère plus

Aux États-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de 3,7 % sur un an à fin septembre, selon le Bureau of Labor Statistics, l'office statistique américain chargé de ces chiffres. Une grande partie de cette hausse venait de l'énergie. L'essence avait pris 34,2 % et l'énergie dans son ensemble 20,4 %. Hors alimentation et énergie, les prix avaient augmenté de 2,6 %.

Les marchés obligataires n'anticipaient pourtant pas beaucoup plus d'inflation à venir. Une façon de mesurer l'inflation attendue par les investisseurs est l'écart de rendement entre les obligations du Trésor à 10 ans classiques et celles indexées sur l'inflation. Selon une analyse fondée sur des données de la Réserve fédérale, cet écart était de 2,36 % le 5 octobre, presque autant que les 2,34 % d'un an plus tôt. Le rendement de l'obligation classique à 10 ans s'élevait, lui, à 5,31 %. Le taux réel a atteint 2,95 % le 5 octobre, sa plus haute clôture depuis novembre 2008, contre 1,84 % un an auparavant. D'après ces chiffres, l'inflation attendue n'ayant presque pas bougé, c'est la hausse du taux réel qui explique la quasi-totalité de celle des rendements. Ces chiffres quotidiens proviennent d'une analyse de seconde main et n'ont pas pu être recoupés avec la série quotidienne officielle lors de la vérification de cet article. Un relevé ponctuel de cet écart ne dit pas non plus combien de temps les investisseurs pensaient que l'inflation durerait.

Selon les mêmes chiffres, le taux réel est passé de 2,55 % à 2,95 % entre le 10 septembre et le 5 octobre. Pendant ces semaines, un prix de référence officiel de l'or est tombé de 4 407 à 4 183 dollars, soit environ 5 %. Sur cette période, une inflation élevée est allée de pair avec un meilleur rendement des obligations sûres, donc avec un coût plus élevé pour détenir de l'or, et l'or a baissé. Le calendrier concorde avec cette explication, mais ne suffit pas à la prouver.

Les taux réels ont monté, l'inflation attendue a à peine bougé · Taux du Trésor américain à 10 ans, en %, un an plus tôt et au 5 octobre 2026 · Un an plus tôt · 5 octobre 2026 · Inflation attendue · Taux réel · 2.34% · 1.84% · 2.36% · 2.95% · Analyse de seconde main de données de la Fed, non recoupé
Taux du Trésor américain à 10 ans, en %, un an plus tôt et au 5 octobre 2026

La Fed a relevé ses taux et le dollar s'est renforcé

Le 16 septembre, la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale des États-Unis, a voté à 12 voix contre 0 une hausse d'un quart de point de son taux directeur, porté dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. C'était sa première hausse depuis 2023. Selon le WGC, le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a gagné 0,53 point de pourcentage en septembre, à 5,3 %, et un indice du dollar face aux grandes devises a progressé de 2 %. L'or a terminé le mois à 4 176 dollars, en baisse de 8,5 %. Le WGC a cité la hausse des rendements du Trésor, le dollar plus fort et la réduction des positions sur les marchés à terme parmi les principaux facteurs de cette baisse.

Le dollar compte parce que l'or est coté en dollars. Quand le dollar monte, l'or coûte plus cher aux acheteurs qui paient dans d'autres monnaies. La Fed s'est de nouveau réunie les 27 et 28 octobre, et les marchés s'attendaient pour la plupart à un statu quo sur les taux. Sa décision n'était pas encore connue au moment de la rédaction de cet article.

En septembre, rendements et dollar ont monté, l'or a perdu 8,5 % · Variations en septembre 2026, mois de la première hausse de taux de la Fed depuis 2023 · +0,53 pt · +2% · -8.5% · Rendement du Trésor à 10 ans, à 5,3 % · Dollar face aux grandes devises · Or, à 4 176 $ en fin de mois · Le WGC a cité
Variations en septembre 2026, mois de la première hausse de taux de la Fed depuis 2023

Les banques centrales ont battu un record d'achats pour un deuxième trimestre, et le cours a pourtant baissé

Les banques centrales ont acheté en net 289 tonnes d'or au deuxième trimestre, le plus haut niveau pour un deuxième trimestre dans les données du WGC. On aurait tort de surinterpréter ce chiffre. Le chiffre révisé du WGC pour le premier trimestre n'est que de 57 tonnes, si bien que les banques centrales ont acheté 345 tonnes au premier semestre, le plus faible total semestriel depuis 2022.

Les fonds d'or cotés en Bourse, appelés ETF, ont vendu en net 45 tonnes au deuxième trimestre. Le WGC a relié ces sorties, surtout en Amérique du Nord, à la hausse de l'inflation et des taux attendus ainsi qu'au dollar plus fort.

Au troisième trimestre, ces fonds ont changé de cap, et le cours a pourtant continué de baisser. Selon les chiffres rapportés par Kitco, les investisseurs ont placé un record de 31 milliards de dollars dans les ETF sur l'or. En septembre, en revanche, les opérateurs sur les contrats à terme ont réduit d'environ 12 milliards de dollars, soit 84 tonnes, leurs paris sur une hausse du cours. Les contrats à terme sont des engagements souvent pris avec de l'argent emprunté. Tous les acheteurs ne réagissent pas aux mêmes signaux. Les banques centrales suivent des plans de réserves à long terme, tandis que les opérateurs sur contrats à terme réagissent plutôt au coût de l'argent, semaine après semaine. Ces flux montrent des acheteurs qui tirent dans des directions opposées. À eux seuls, ils ne disent pas quel groupe a fait bouger le cours.

Record au 2e trimestre pour les banques centrales, après un 1er faible · Achats nets d'or des banques centrales en tonnes, par trimestre, 2026 · 1er trimestre · 2e trimestre · 57 t · 289 t · Chiffre révisé du WGC pour le 1er trimestre. Avec 345 tonnes, le 1er semestre est le plus faible depuis 2022.
Achats nets d'or des banques centrales en tonnes, par trimestre, 2026

Les explications divergent sur la chute de l'or du 23 octobre

L'or est passé sous les 4 000 dollars pour la première fois depuis juillet, avec un plus bas rapporté de 3 986,50 dollars le 23 octobre. Les explications diffèrent. Une dépêche Reuters reprise par Kitco a relié cette chute à la hausse du pétrole, qui ravivait les craintes d'inflation et renforçait les attentes d'une nouvelle hausse des taux de la Fed. L'agence Associated Press indiquait ce jour-là un Brent à 116,72 dollars le baril et un rendement du Trésor à 10 ans à 4,99 %.

Un site d'analyse de marché, TradingKey, a avancé une autre explication. Les valeurs technologiques, l'argent et le cuivre ont été vendus en même temps que l'or. Selon TradingKey, les investisseurs vendaient ce qui se vendait le plus facilement pour réduire des positions financées par l'emprunt. À titre de comparaison, le rendement réel à 10 ans s'établissait à 2,64 % le 22 octobre, en dessous de son pic de début octobre. Les comptes rendus disponibles ne permettent pas de dire laquelle de ces explications a pesé le plus.

Quand les investisseurs se précipitent sur les liquidités, un actif dit refuge peut être vendu comme n'importe quel autre, justement parce qu'il est facile à vendre. Reste à savoir si c'est ce qui s'est passé le 23 octobre.

Deux explications avancées pour la chute de l'or du 23 octobre · Explications de la chute de l'or sous 4 000 $ le 23 octobre 2026 · Pétrole et crainte des taux · Course aux liquidités · Reuters, via Kitco : la hausse du pétrole a ravivé les craintes d'inflation et les paris sur une hausse de la Fed
Explications de la chute de l'or sous 4 000 $ le 23 octobre 2026

Le lien avec les taux réels est une tendance, pas une loi

De 2005 à 2021, l'or et le rendement réel ont évolué étroitement en sens inverse, avec une corrélation de 84 % selon la mesure de RBC Wealth Management. En 2022 et 2023, ce chiffre est tombé à 3 %. Les taux réels ont fortement monté, et pourtant l'or a tenu bon, puis a atteint de nouveaux records. L'explication habituelle est que les banques centrales achetaient plus de 1 000 tonnes par an pour des raisons sans rapport avec les taux d'intérêt.

Le gestionnaire d'actifs Janus Henderson y voit un plancher qui se déplace. Selon sa lecture, les achats des banques centrales ont relevé le niveau auquel l'or s'échange, tandis que les taux réels continuent de déterminer une bonne part de son orientation à court terme. Cette année, cette lecture s'applique bien à l'automne, moins bien au printemps. Une relation observée sur une période ne promet rien pour la suivante.

Le lien étroit entre l'or et les taux réels a presque disparu en 2022 et 2023 · Corrélation inverse entre l'or et le rendement réel, mesure de RBC Wealth Management, % · 2005-2021 · 84 · 84% · 2022-2023 · 3 · 3% · Explication habituelle : des banques centrales achetant plus de 1 000 tonnes par an. U
Corrélation inverse entre l'or et le rendement réel, mesure de RBC Wealth Management, %

L'or est en concurrence avec ce que rapporte l'argent placé sans risque

La guerre et l'inflation ne garantissent pas la hausse de l'or. L'or est aussi en concurrence avec ce que rapporte un placement sûr une fois l'inflation déduite. Cette année, l'inflation a augmenté, mais la mesure de l'inflation attendue par le marché obligataire n'a guère bougé. Selon les chiffres ci-dessus, les rendements obligataires ont surtout monté en termes réels, la Fed a ajouté une hausse de taux, et le coût de détenir un métal qui ne rapporte rien a augmenté. Cela explique mieux la baisse de septembre que ne le fait la guerre.

Cela n'explique pas tout. La baisse du printemps tenait davantage au dégonflement d'une flambée considérable, et la chute du 23 octobre fait l'objet d'explications concurrentes. Rien dans ces chiffres ne dit dans quel sens l'un ou l'autre de ces facteurs évoluera.

Pourquoi l'or a-t-il perdu près de 30 % depuis son record, malgré la guerre et l'inflation ?Pourquoi l'or a-t-il perdu près de 30 % malgré la guerre et l'inflation ?La guerre et l'inflation ne garantissent pas la hausse de l'or. · L'or ne rapporte aucun intérêt, et le détenir coûte plus cher quand les obligations sûres rapportent davantage.29 janvier · 5595.47 · Record, 5 595,47 $ · 28 octobre · 4049 · Vers 4 049 $ · L'or est environ 28 % sous son record de janvier · Cours au comptant de l'or en dollars l'once, en séance, 2026 · Les fournisseurs de données diffèrent un peu sur le record. Sur la référence de Londres, la baisse avoisineL'or a baissé deux fois cette année, pour des raisons différentes. · Au printemps, l'or a surtout rendu une partie de sa flambée de 2025. En septembre, le WGC a cité la hausse des rendements, un dollar plus fort et la réduction des positions à terme.Les taux réels ont monté, l'inflation attendue a à peine bougé. · Le taux réel, ce que rapporte une obligation américaine à 10 ans après inflation, est passé de 1,84 % à 2,95 % en un an, au 5 octobre. L'inflation attendue : de 2,34 % à 2,36 %, selon une analyse de seconde main.※ pt : point de pourcentage · +0,53 pt · +2% · -8.5% · Rendement du Trésor à 10 ans, à 5,3 % · Dollar face aux grandes devises · Or, à 4 176 $ en fin de mois · En septembre, rendements et dollar ont monté, l'or a perdu 8,5 % · Variations en septembre 2026, mois de la première hausse de taux de la Fe2005-2021 · 84 · 84% · 2022-2023 · 3 · 3% · Le lien étroit entre l'or et les taux réels a presque disparu en 2022 et 2023 · Corrélation inverse entre l'or et le rendement réel, mesure de RBC Wealth Management, % · Explication habituelle : des banques centrales achetant plus de 1 000 tonnes par an. USources 16 : gold.org · World Gold Council, Gold Mid-Year Outlook 2026, usagold.com · USAGold, Daily precious metals market report, October 28, 2026, oanda.com · OANDA, 2026 Iran conflict : impact on oil, gold, bitcoin and forex + 13À lire en entier sur · polora.ai

Why has gold fallen almost 30% from its record despite war and high inflation?

Alpha · deepseek-v4-pro

The short answer: gold did not fall *despite* war and inflation — it fell largely because the war and the inflation prints translated into a higher return on safe dollars and a stronger dollar, which is exactly what makes a non-yielding metal expensive to hold. The fall is real, but it matters which measure is used. Spot gold peaked around $5,595 on January 29, hit a low near $3,986 on October 23 — about 29% below the record — and sits around $4,049 on October 28, still roughly 28% below. The London benchmark peak was lower, around $5,405, so on that measure the drop is closer to 25%. This was not one long slide; gold fell into mid-June, recovered into late August, then fell again from September. The core mechanism is opportunity cost. Gold pays no interest or dividend, so it competes with safe assets that do. What matters is the *real* return after expected inflation. The 10-year TIPS yield rose from about 1.84% a year earlier to 2.95% by early October — its highest close since 2008. The nominal 10-year Treasury yield reached 5.31%, while the market’s expected inflation measure stayed almost unchanged at about 2.36%. That means the rise in yields was overwhelmingly a rise in *re…

Beta · gpt-6-sol

Beta: I agree that higher yields and a stronger dollar help explain September’s decline. I would not make them the main explanation for the *entire* fall from January’s peak. The World Gold Council’s first-half model assigns 24% of gold’s monthly price variability to momentum, 17% to risk and uncertainty, 14% to foreign exchange, and just 3% to rates; it leaves 30% unexplained. Those are contributions to *variability*, not percentages of the price drop. By contrast, its September analysis explicitly identifies rising Treasury yields, a stronger dollar and reduced futures positions as major contributors to that month’s 8.5% decline. (gold.org) That distinction matters to the reader’s “almost 30%.” The WGC records a $5,405 London PM benchmark high on January 29, while describing an intraday price above $5,500; those are different measures. The manuscript’s roughly 29% figure compares a reported intraday high with the reported October 23 intraday low, not two London benchmark prices. I could not independently verify its precise October 23 low or October 28 spot quote from a primary p…

Gamma · gemini-3.1-pro

Gamma: I have verified the remaining key data points from the manuscript, and they strongly support the economic mechanism described, even if the "almost 30%" figure relies on a specific intraday-to-intraday comparison as Beta noted. First, the manuscript's claims regarding the bond market's pricing of inflation and real yields are accurate. I checked the Federal Reserve Economic Data (FRED) series for October 5, 2026. The 10-year nominal Treasury yield (DGS10) did indeed close at 5.31%, with the 10-year TIPS real yield (DFII10) at 2.95%—its highest level since late 2008. The implied breakeven inflation rate was roughly 2.36%. This confirms the manuscript's argument: the spike in yields was almost entirely driven by real rates rising, not by long-term inflation fears. The market did indeed expect the inflation spike to pass. (richmondquant.com / FRED data) Second, the manuscript's claim about the historical correlation between gold and real yields breaking down is also correct. RBC Wealth Management's measure puts the statistical correlation between gold and the 10-year TIPS yield at roughly 84% for the…

Researcher · gpt-6-luna

Researcher — verification notes The strongest primary evidence retrieved supports a multi-cause, multi-episode explanation, not the claim that real yields explain the entire decline. - The WGC’s first-half model supports the distinction between the spring and autumn. It attributes 24% of first-half price variability to momentum, 17% to risk and uncertainty, 14% to foreign exchange and 3% to rates; 30% is outside the model. These are contributions to *variability*, not shares of the total price fall. Its September commentary separately says higher Treasury yields and a stronger dollar were major contributors to that month’s decline. Sources: https://www.gold.org/goldhub/research/gold-mid-year-outlook-2026 ; https://www.gold.org/goldhub/research/gold-market-commentary-september-2026 (gold.org) - The near-30% figure depends on comparing intraday extremes. The WGC gives a January 29 London PM benchmark high of $5,405, while distinguishing it from an intraday price above $5,500. I did not find a reliable primary price-feed source in this search that verifies the manuscript’s exac…

The Arbiter · gpt-6-sol

The voices agree on the basic mechanism: gold pays no interest, so higher inflation-adjusted bond yields can make it less attractive. The Fed’s September 16 rate increase is confirmed by its own statement. But they differ on how much of the nearly 30% decline that mechanism explains. (federalreserve.gov) Beta and the Researcher make an important distinction for the manuscript: the World Gold Council describes mixed interest-rate effects in the first half of 2026, when momentum also mattered. Its model assigns rates 3% of *first-half price variability*—not 3% of the total price fall. That limits Alpha’s claim that rising real yields were the main explanation throughout the year, without negating the stronger yield-and-dollar account offered for September. (gold.org) Three checks still affect what can safely be published: - “Almost 30%” needs a named price measure. The WGC distinguishes its $5,405 January 29 London benchmark high from an intraday…

The Arbiter's Final Verdict · gpt-6-sol

Verdict The manuscript’s central premise stands, but its lead explanation is too broad. War and high inflation do not guarantee a higher gold price. A rise in the return on safe bonds can weigh on gold, which pays no interest; a stronger dollar can add pressure. The evidence checked here supports those forces particularly for September 2026, not as a demonstrated explanation for the entire fall from January’s record. “Almost 30%” is a reported intraday-peak-to-intraday-low comparison, not the fall from the record to the October 28 price or a fall measured consistently with London benchmark prices. The exact spot extremes and October 28 quote were not verified against one primary feed here. The World Gold Council (WGC) mid-year outlook does confirm a different measure: its London PM benchmark high was $5,405 on January 29. What the checks support—and what needs changing | Manuscript claim | Finding | |---|---| | The first-half decline was largely an unwinding of a rapid rally. | The WGC’s first-half model gives momentu…