Que deviennent les vêtements déposés dans une borne de collecte ?

Une partie seulement est revendue près de chez vous. Le reste est trié, vendu au kilo et souvent expédié en balles à l'étranger, où beaucoup de vêtements sont portés de nouveau. Ce que rapportent ces kilos a longtemps aidé à financer la borne de votre rue.

Économie et entreprises · 2026-10-26

Une bonne partie du sac n'arrive jamais dans une boutique solidaire du quartier

Vous remplissez un sac, vous le glissez dans la borne au coin de la rue, et vous l'imaginez sur un portant de boutique solidaire ou sur le dos de quelqu'un qui a besoin d'un manteau. Une partie y arrive bien. Une grande partie, non.

Cette part locale n'est pas mesurée partout de la même façon, mais là où elle l'a été, elle est plus faible qu'on ne le croit. En 2024, le directeur de WRAP, une association britannique qui travaille sur les déchets, a écrit dans un billet de blog qu'environ la moitié de ce que les gens donnent aux boutiques caritatives y est vendue, et que 60 % des vêtements collectés au Royaume-Uni pour être réutilisés partent à l'exportation. Le billet ne dit pas précisément à quel total se rapportent ces 60 %. À Dublin, une association a repris les conteneurs à vêtements de la ville et a indiqué en avril 2026 qu'elle comptait revendre environ 15 % de ce qu'elle collecte dans ses propres boutiques. Le reste est trié pour être réutilisé ou recyclé, et ce que ses boutiques ne peuvent pas écouler part chez un recycleur qui approvisionne des marchés en Asie, en Afrique et en Europe de l'Est.

Aucun de ces chiffres ne vaut pour toutes les bornes, et un manteau qui n'est pas vendu sur place n'est pas forcément perdu. Beaucoup de vêtements exportés sont achetés et portés par quelqu'un d'autre. D'autres deviennent des chiffons ou du rembourrage, et certains sont jetés. La borne elle-même ne peut pas vous dire lequel de ces sorts attend les vôtres.

Toutes les bornes n'appartiennent pas non plus à une association. Pendant des années, la plupart des conteneurs à vêtements de Dublin étaient exploités par une entreprise privée, Textile Recycling Limited, sous le nom de Clothes Pod.

Une association de Dublin ne compte revendre qu'environ 15 % de sa collecte dans ses boutiques · Part prévue de la collecte des conteneurs de Dublin revendue dans les boutiques de l'association, selon une annonce d'avril 2026 · Revente prévue dans les boutiques de l'association · environ 15 % · Une
Part prévue de la collecte des conteneurs de Dublin revendue dans les boutiques de l'association, selon une annonce d'avril 2026

Votre vieux manteau se vend au poids, pas à la pièce

Une fois sortis de la borne, les vêtements se comptent au poids. Selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), les collecteurs, associations ou entreprises, commencent généralement par passer les sacs en revue et en retirent les plus belles pièces, ce que le métier appelle la « crème », pour les vendre dans leurs propres boutiques. Le reste est revendu à la tonne. Une partie est triée à la main par qualité et compressée en balles. Une grande quantité quitte l'Europe sans être triée, sous forme de lots dits « originaux », où les vêtements portables et ceux qui ne le sont plus restent mélangés.

Tout en bas de l'échelle, ce que personne ne portera est découpé en chiffons industriels ou déchiqueté pour servir de rembourrage. Dans l'ensemble de la filière, les prix sont bas. L'AEE estime la valeur moyenne des exportations de textiles usagés de l'Union européenne en 2019 à environ 0,57 € le kilo.

Les vêtements usagés exportés valent bien moins d'un euro le kilo · Valeur moyenne des exportations de textiles usagés de l'UE en 2019, en euros par kilo · 0,57 € · le kilo, valeur moyenne approximative des exportations de textiles usagés de l'UE en 2019 · Une moyenne approximative sur l'ensemble de
Valeur moyenne des exportations de textiles usagés de l'UE en 2019, en euros par kilo

Le prix obtenu à l'étranger a longtemps aidé à payer la borne de votre rue

Collecter des vêtements coûte de l'argent. Il faut un chauffeur pour la camionnette, un entrepôt à louer, des trieurs à payer, et l'AEE note que le tri se fait surtout à la main, ce qui explique qu'il se déplace vers les pays où la main-d'œuvre coûte moins cher. Pendant longtemps, la vente des balles a couvert une grande partie de ces frais, et dans bien des endroits la borne se trouvait dans la rue parce que ce qui en sortait pouvait se vendre. Les ventes n'étaient pourtant pas partout la seule source de revenus. En France, Refashion, l'organisme qui finance la collecte des textiles, verse aux collecteurs une somme par tonne.

Ce prix baisse depuis des années. Selon le rapport de marché 2024 de WRAP, une tonne de textiles déposée dans les conteneurs à vêtements britanniques valait 406 £ en 2013 et 172,50 £ en 2023. À Dublin, l'ancien exploitant gérait les conteneurs dans le cadre d'un accord par lequel il payait la municipalité à la tonne. En 2025, selon TheJournal, un rapport remis aux élus de la ville jugeait cet arrangement « de moins en moins viable » et indiquait que les futurs contrats obligeraient au contraire les collectivités à payer l'exploitant.

Au Royaume-Uni, une tonne de vêtements donnés a perdu plus de la moitié de sa valeur en dix ans · Valeur d'une tonne de textiles déposée dans les conteneurs à vêtements britanniques, en livres, en 2013 et en 2023 · 2013 · 406 · £406 · 2023 · 172.5 · £172.50 · Chiffres du rapport 2024 de WRAP sur le
Valeur d'une tonne de textiles déposée dans les conteneurs à vêtements britanniques, en livres, en 2013 et en 2023

Quand les vêtements usagés ont rapporté moins que le coût de leur tri

En octobre 2024, deux associations européennes, EuRIC pour l'industrie du recyclage et Municipal Waste Europe pour les collectivités locales, ont averti que « depuis le printemps 2024, les prix des vêtements d'occasion triés ne couvrent plus les coûts de traitement ». Elles signalaient que les entrepôts se remplissaient et que davantage de vêtements risquaient d'être incinérés. Le même mois, Soex, un collecteur et recycleur installé à Berlin, a demandé l'ouverture d'une procédure d'insolvabilité. En juillet 2025, deux filiales allemandes du groupe suisse Texaid ont suivi. L'une d'elles exploite des conteneurs de collecte dans toute l'Allemagne et 50 boutiques de seconde main.

À Dublin, l'exploitant de la plupart des conteneurs à vêtements de la ville a suspendu ses collectes le 27 janvier 2025. Ses entrepôts étaient pleins parce que, comme l'a expliqué plus tard un rapport, « de nombreux marchés textiles internationaux sont actuellement inaccessibles ».

En France, Le Relais, une entreprise de l'économie sociale qui gère des bornes de collecte dans tout le pays, a cessé de les vider le 15 juillet 2025. Refashion lui versait 156 € la tonne. Le Relais demandait 304 €, et Refashion a proposé 192 € à titre d'aide d'urgence. Refashion a attribué la crise à une forte chute des prix à l'export des textiles usagés triés, surtout en Afrique. Après l'annonce par le gouvernement d'un plan de soutien équivalent à 223 € la tonne pour 2025, la collecte a repris le 24 juillet, neuf jours après son arrêt.

Les bornes françaises ont rouvert avec 223 € la tonne, quand Le Relais en demandait 304 · Montants par tonne dans le conflit de juillet 2025 sur les bornes du Relais, en euros · Versé par Refashion avant l'arrêt · Proposé par Refashion comme aide d'urgence · Plan de soutien du gouvernement pour 2025
Montants par tonne dans le conflit de juillet 2025 sur les bornes du Relais, en euros

Où partent les balles

L'essentiel de ce que l'Europe exporte part vers deux continents. L'AEE compte plus de 1,44 million de tonnes de textiles usagés exportées depuis l'Union européenne en 2025, soit 3,2 kg par habitant. Ce volume tourne autour de 1,4 million de tonnes par an depuis 2015, presque le double du niveau de 2005. En 2025, 48 % sont allés en Asie et 43 % en Afrique. Ce sont des chiffres commerciaux de l'Union européenne, qui excluent le Royaume-Uni à partir de 2020, et l'AEE prévient que les données commerciales disent peu de chose de la qualité de ce qui est expédié ou de sa destination finale.

Les deux routes ne jouent pas le même rôle. En Afrique, les vêtements sont surtout vendus pour être portés de nouveau. En Asie, ils vont surtout dans des centres de tri, où ils sont recyclés ou réexpédiés vers d'autres pays, y compris vers l'Afrique. Sur les deux routes, note l'AEE, une partie finit dans des décharges ou brûlée à l'air libre. Le Relais indique que 25 à 30 % de ce qu'il récupère part vers des pays comme le Sénégal, Madagascar et le Burkina Faso.

L'essentiel des vêtements usagés exportés par l'UE part en Asie ou en Afrique · Part des textiles usagés exportés depuis l'UE en 2025, par destination (plus de 1,44 million de tonnes au total) · Asie · Afrique · 48% · 43% · Autres destinations · Chiffres commerciaux de l'UE, hors Royaume-Uni ; ils d
Part des textiles usagés exportés depuis l'UE en 2025, par destination (plus de 1,44 million de tonnes au total)

La part d'une balle exportée qui devient déchet dépend du marché que l'on regarde

Kantamanto, à Accra, au Ghana, est l'un des plus grands marchés de vêtements d'occasion d'Afrique de l'Ouest. Selon un article du magazine TIME paru en 2025, il reçoit 15 millions de vêtements par semaine. Les commerçants achètent les balles sans voir ce qu'elles contiennent. L'un d'eux a expliqué à TIME que parfois 90 % d'une balle se vend et parfois seulement 30 %, et qu'une balle achetée ne peut pas être rendue. Les commerçants estiment que 30 à 40 % des balles sont invendables, et la Or Foundation, une association qui travaille sur le marché, évalue à 40 % la part qui en repart sous forme de déchets. Ce chiffre est contesté. L'association des négociants de vêtements d'occasion du Ghana l'a jugé exagéré et peu représentatif, tandis que les responsables du marché l'ont défendu.

Au Kenya, le directeur général de WRAP a écrit après une visite en 2024 qu'environ 2 % des vêtements importés étaient des déchets, selon une estimation dont il ne cite pas l'auteur. Ces deux chiffres viennent de marchés différents et ne sont pas mesurés de la même façon. Aucun des deux ne décrit l'ensemble des vêtements exportés.

Les pays importateurs ne traitent pas ce commerce de la même façon. En avril 2026, des médias ougandais ont rapporté que le Parlement avait approuvé une taxe environnementale de 30 % sur les vêtements d'occasion importés, en plus d'un droit de douane de 35 %. Cette taxe figurait dans le projet de loi External Trade (Amendment) Bill, 2026, et les articles cités ici ne précisent pas sa date d'entrée en vigueur. Au Kenya, une taxe sur les vêtements d'occasion a été proposée dans le projet de loi de finances 2026 puis retirée par l'Assemblée nationale. Le ministre des Finances a dit qu'il tenterait de la réintroduire par des amendements, mais aucun article cité ici ne montre qu'il l'a fait.

L'Europe fait payer aux marques une partie de la facture que couvraient les balles

Depuis 2025, les pays de l'Union européenne doivent collecter les textiles séparément des autres déchets. L'AEE prévient que collecter davantage fera aussi entrer des vêtements de moindre qualité et que, si les capacités de tri et de recyclage n'augmentent pas, une plus grande part pourrait être incinérée, enfouie ou exportée.

Le changement suivant porte sur qui paie. En vertu d'une directive européenne révisée entrée en vigueur le 16 octobre 2025, chaque État membre dispose de 30 mois, soit jusqu'en avril 2028 environ, pour mettre en place un système dans lequel les marques de vêtements et de chaussures paient une contribution sur chaque produit qu'elles vendent. Cette contribution financera la collecte et ce qu'il adviendra ensuite des vêtements. Les vêtements collectés séparément devront être triés avant d'être expédiés où que ce soit, pour que des déchets ne puissent plus partir sous l'étiquette de vêtements réutilisables. La directive considère aussi ces vêtements comme des déchets tant qu'ils ne sont pas triés, et laisse aux entreprises sociales qui collectent des vêtements d'occasion la possibilité de garder leur propre collecte. L'application concrète de ces règles dépendra toutefois de la façon dont chaque pays les transposera dans son droit.

La borne au coin de la rue est donc la porte d'entrée d'un commerce mondial, et pendant des années les balles ont aidé à la financer. Quand le prix d'un kilo de vêtements usagés est tombé sous le coût du tri, les collectes se sont arrêtées à plusieurs endroits. Ce qui part dans les balles est souvent porté de nouveau par quelqu'un d'autre, très loin, et une partie finit en déchets. Les nouvelles règles européennes reportent une partie du coût de la collecte sur les entreprises qui vendent ces vêtements neufs.

Les pays de l'UE ont jusqu'en avril 2028 environ pour faire payer la collecte aux marques · Dates clés de la directive européenne révisée sur les déchets textiles · 16 octobre 2025 · Vers avril 2028 · Entrée en vigueur de la directive européenne révisée · Échéance pour les dispositifs financés par l
Dates clés de la directive européenne révisée sur les déchets textiles
Que deviennent les vêtements déposés dans une borne de collecte ?Que deviennent les vêtements déposés dans une borne ?Seule une partie du sac est revendue près de chez vous. · Le reste est trié, vendu au kilo et souvent expédié à l'étranger. Beaucoup de vêtements sont portés de nouveau, et certains sont jetés.Revente prévue dans les boutiques de l'association · environ 15 % · Une association de Dublin ne compte revendre qu'environ 15 % de sa collecte dans ses boutiques · Part prévue de la collecte des conteneurs de Dublin revendue dans les boutiques de l'association, selon une annonce d'avril 2026 · UneDans bien des endroits, la borne était dans votre rue parce que ce qui en sortait pouvait se vendre. · Pas partout : en France, l'organisme Refashion paie les collecteurs à la tonne.2013 · 406 · £406 · 2023 · 172.5 · £172.50 · Au Royaume-Uni, une tonne de vêtements donnés a perdu plus de la moitié de sa valeur en dix ans · Valeur d'une tonne de textiles déposée dans les conteneurs à vêtements britanniques, en livres, en 2013 et en 2023 · Chiffres du rapport 2024 de WRAP sur leQuand le tri a coûté plus que la revente des vêtements, la collecte s'est arrêtée par endroits. · À Dublin, le principal exploitant a suspendu ses collectes en janvier 2025. En France, Le Relais s'est arrêté neuf jours en juillet 2025.L'Europe reporte une partie de la facture des balles sur les marques. · Les pays de l'UE ont jusqu'en avril 2028 environ pour faire payer aux marques de vêtements et de chaussures une contribution sur chaque produit vendu.Sources 21 : wrap.ngo · WRAP : The end of the clothing line, thejournal.ie · TheJournal : Dublin City Council clothes banks taken over by charity, irishtimes.com · The Irish Times : Clothes banks are overflowing as market for castoffs collapses + 18À lire en entier sur · polora.ai

What happens to the clothes you drop in a donation bin?

Alpha · deepseek-v4-pro

Most people picture the donation bin as a direct hand-off: your coat goes to a charity-shop rail, or onto the back of someone who needs it. The more accurate picture is that your coat enters a global commodity chain, and only a minority of what goes in is ever sold locally as a piece of clothing. Here is the chain as I see it. 1. The bin is a collection point, not a promise. Some bins are run by charities, but many are run by for-profit textile collectors. What matters is whether the contents can be sold by weight. So the bin is not really a moral transaction — it is the front door of a used-textile business. 2. First comes a rough sort. Collectors open the bags and pull out the best pieces — sometimes called the “cream” — because those can be sold at the most profitable point in the chain, often a local second-hand shop. The share sold this way is smaller than people expect. Figures in the record range from about 15% in Dublin’s clothes banks to around half in some UK charity-shop systems. The rest moves on as bulk material. 3. Then the clothes become a commodity priced by the kilo. What does not sell locally is baled and sold by weight to textile merchan…

Beta · gpt-6-sol

Beta: The broad route Alpha describes is right, but two parts of the manuscript overreach: a donation bin does not tell you who runs it or where its contents will go, and the export price is not necessarily the sole thing keeping it in place. Clothes may be selected for local resale, sold in bulk to sorters, exported for resale or further sorting, or turned into rags and other materials. Some ultimately become waste. The proportions depend on the collector and market; they cannot be read off from a single bin. WRAP’s chief executive says roughly half of items *given to UK charity shops* sell there, but that is not a measured percentage for all donation bins. The same post says 60% are exported without clearly defining that figure’s denominator, and it confusingly refers to a “remaining 70%” after saying half sell. Those figures need checking against WRAP’s underlying report before publication as a precise split. (wrap.ngo) The export route is substantial, not hypothetical: the EEA reports over 1.44 million tonnes of used textiles exported from the EU in 2025, with 48% going to Asia and 43% to…

Gamma · gemini-3.1-pro

Here is what I found by checking the manuscript’s claims against the live web, following the research brief: 1. WRAP 2024/2019 Figures (UK) The manuscript states that WRAP’s chief executive wrote in 2024 that "about half of what people give to charity shops sells there, and that 60% of the clothes the UK collects for second-hand use are exported." I was unable to extract the exact page numbers from the full WRAP Textiles Market Situation Report PDFs to verify the strict denominator of these splits. However, recent academic and industry citations of WRAP's data confirm that UK clothing consumption generates more waste beyond UK borders than within them, and that roughly 45–60% of collected used clothing is exported for reuse abroad. 2. Dublin City Council Clothes Bank Tender The manuscript claims that in May 2025, a report said future contracts would require councils to pay the operator. I found news reports from *TheJournal.ie* (May 28, 2025) and the *Dublin Inquirer* (May 2, 2025) confirming that the previous operator (Textile Recycling Limited) suspended collections in January 2025 due to warehouse capacity, and that a new tender process was underway. A later source (*…

Researcher · gpt-6-luna

Research check: Several claims are supported by sources retrieved this turn, but some details in the debaters’ accounts remain unverified. I found no retrieved source that establishes a general percentage of all donation-bin clothes that are resold locally—or that most donated clothes are never worn. - WRAP’s UK price figures are confirmed. Its 2024 report says the price per tonne for textile-bank donations fell 57.5% from 2013 to 2023, to £172.50 per tonne. WRAP’s release gives the earlier figure as £406 per tonne. These are prices for textile-bank donations, not proof that export prices alone fund every bin. WRAP’s report page and release: (wrap.ngo) - EU export figures are confirmed, with an important limit. The EEA’s current indicator reports more than 1.44 million tonnes of used textiles exported in 2025, or 3.2 kg per person. It says the main destinations are Africa and Asia, but also notes that trade data provide very limited information about the textiles’ quality. The indicator’s page is the source for the headline volume; the percentage split c…

The Arbiter · gpt-6-sol

The voices largely agree on the route a donated garment *can* take: a collector selects some for local resale, while other textiles move through bulk sorting, resale abroad, recycling or disposal. The disagreement is about how far the manuscript can generalize from that route. No source checked in this round establishes the fate of most items in all donation bins. In particular, “not sold locally” cannot be treated as “never handed to anyone”: clothes sold in an importing market may be worn there. Two points are now firmer. The EEA’s current series reports more than 1.44 million tonnes of EU used-textile exports in 2025, with 48% going to Asia and 43% to Africa. That measures EU exports, not the contents of a particular bin or their ultimate fate. (eea.europa.eu) The European Commission confirms that the revised directive entered into force on October 16, 2025, gives member states 30 months to establish textile and footwear producer-responsibility schemes, and requires sorting separately collected textiles before possible shipment. ([environment.ec…

The Arbiter's Final Verdict · gpt-6-sol

Verdict: the manuscript’s central picture holds, but its opening claim does not. A donation bin is usually the start of a sorting and resale chain, not a promise that your garment will appear in a nearby charity shop. But “most of them are never handed to anyone” wrongly equates *not sold locally* with *not worn*. Exported clothes can be bought and worn elsewhere, and the checked sources do not establish the fate of most garments put in bins. What happens depends on the bin’s operator and the condition of its contents. A collector may select good pieces for local sale, sell other textiles in bulk to merchants, or send them for further sorting. From there, wearable clothes may be resold abroad; other material may become rags or filling, and some becomes waste. A bin may be run by a charity or a commercial collector. The EEA describes sorting and export routes, but warns that trade records reveal little about garments’ eventual fate: EEA, *EU exports of used textiles*. Here is where the manuscript’s more specific claims land: - Local resale and UK shares: WRAP’s chief executive gives the…